3A, 3B, 3F : un séjour sur les traces de la 1ère Guerre Mondiale

Lundi 4, mardi 5 et mercredi 6 février 2019, les classes de 3A, 3B et 3F sont parties sur les traces de la 1ère Guerre Mondiale.

Thème du séjour : Si les pierres pouvaient parler…

(Cliquer sur les photos pour agrandir)

Jour 1 : De Caen à Beaulieu en Argonne, arrêt au musée de la Grande Guerre de Meaux.

Visite du musée sur le thème du Corps en guerre : découverte des uniformes, des objets du quotidien pour vivre dans les tranchées s’occuper, se nourrir, se laver, se défendre, se soigner…

 

Jour 2 : De Beaulieu en Argonne à Reims, visite du village détruit de Fleury-devant-Douaumont, de la nécropole et du fort de Douaumont le matin et de la butte de Vauquois l’après-midi.

1er arrêt : Fleury-devant-Douaumont. Un village complètement détruit, « Mort pour la France » où il ne reste qu’une chapelle pour la mémoire, un monument aux morts pour les fusillés. Les traces sur le sol sont impressionnantes, à la place des maisons nous voyons des creux et des bosses. Le maire du village, M. Lapara nous explique que la ville de Fleury-sur-Orne, près de Caen a été rebaptisée en mémoire de ce village détruit.

2ème arrêt : L’ossuaire et la nécropole de Douaumont.

La bataille de Verdun est l’une des plus célèbres de la Première Guerre mondiale. Durant 300 jours, les soldats français ont résisté aux attaques allemandes. C’est aussi l’une des plus meurtrières. En 10 mois de combats, 300 000 soldats sont morts et 400 000 ont été blessés dans les 2 camps.
L’ossuaire de Douaumont renferme les restes de 130 000 soldats morts pendant la bataille de Verdun.

3ème arrêt : Le fort de Douaumont

Le 21 février 1916, à 7h du matin, les Allemands bombardent Verdun et ses forts. Ils savent que, malgré ses fortifications, la défense de la ville a un point faible. Les chefs militaires français ont fait enlever les canons des forts pour les utiliser sur d’autres zones de combat.
Après plusieurs heures de bombardement, les soldats allemands avancent et passent à l’attaque. Ils veulent prendre en priorité le fort de Douaumont. Bâti à près de 400m d’altitude il domine le champ de bataille. Il tombe en 4 jours aux mains de l’ennemi.

4ème arrêt : La butte de Vauquois

Dès le 24 septembre 1914, les Allemands occupent cette colline et en font une véritable forteresse. Le 4 mars 1915, après plusieurs offensives, les Français reprennent pied sur la butte. La guerre de position commence. Les soldats s’enterrent et creusent des kilomètres de galeries et de rameaux de combats afin de s’infiltrer dans le réseau ennemi et de lui causer le plus de pertes possibles à coups de tonnes d’explosifs. La Butte de Vauquois devient ainsi une véritable termitière, composée d’aménagements souterrains s’étageant sur plusieurs niveaux (plus de 17 km de puits, galeries et rameaux, 184 salles rien que du côté allemand, seul visitable aujourd’hui, jusqu’à -100 mètres pour 3 galeries allemandes ; environ 5 km de galeries et quelques postes de commandement sont creusés du côté français ; tout le système français a été obturé sur ordre, après évacuation du matériel). Lieu majeur de la guerre des mines (519 explosions recensées : 199 allemandes et 320 françaises), Vauquois est libéré le 26 septembre 1918 par les Américains.

 

  

Jour 3 : De Reims à Caen, visite du centre ville de Reims et de ses 3 monuments aux morts. (Passage obligé devant la cathédrale de Reims).

Visite du monument aux morts de la ville de Reims (réalisé dans le cadre de la reconstruction de la ville détruite à 60 % pendant la Première Guerre mondiale, à la mémoire des 4 567 Rémois, 3 827 militaires et 740 victimes civiles, décédés au cours de ce conflit), du monument aux infirmières françaises et alliées victimes de leur dévouement et du monument aux héros de l’armée noire.

Ce monument aux morts est l’oeuvre de l’architecte Henry Royer et du sculpteur Paul Lefèbvre. Il a été inauguré en 1930 par le maréchal Pétain et le ministre de la guerre de l’époque André Maginot. La sculpture centrale en bronze symbolise la pensée. Son grand frère Le penseur de Rodin nous revient tout de suite en mémoire. À gauche et à droite, nous avons deux bas-reliefs représentant les débuts et la fin du conflit. Le Sacrifice nous montre un homme prêt à partir au combat, un homme mort et des femmes (épouse et mère) éplorées. La leçon du passé montre aussi des morts mais les visages ne sont plus attristés ; ils ne sont pas davantage à la fête, mais pleins d’espoir. La figure la plus à gauche de ce second bas-relief est un enfant tenant un livre. L’espoir d’un monde plus instruit, tenant compte des erreurs du passé. Les textes inscrits au dessus des sculptures sont du même ordre d’idée. AUX FAMILLES DES MORTS POUR EXALTER LA GRANDEUR DE LEUR SACRIFICE. AUX GÉNÉRATIONS NOUVELLES POUR QU’ELLES SACHENT ET SE SOUVIENNENT.

Sur le monument aux infirmières nous pouvons voir deux infirmières venant au secours d’un blessé, un ange ailé apportant des roses symboles de renouveau, une inscription rendant hommage aux infirmières de la Première Guerre mondiale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une plaque commémorative a été ajoutée à la mémoire des infirmières et brancardiers de la Croix-Rouge tués lors du bombardement allié du 30 mai 1944 qui a fait 52 morts et 70 blessés graves. Ces infirmières et ces brancardiers du dispensaire de la Croix-Rouge de la rue Belin s’étaient réfugiés dans une cave-abri de la Place Luton frappée de plein fouet par une bombe.

Le monument aux héros de l’armée noire, réalisé par le sculpteur Paul Moreau-Vauthier, représente quatre soldats noirs regroupés autour d’un officier blanc protégeant le drapeau français. Deux monuments identiques sont inaugurés en 1924 à Reims et à Bamako (Mali). Mais en septembre 1940, le monument de Reims est démonté et transporté en Allemagne, l’occupant ne supporte pas l’honneur rendu aux combattants noirs. Près de 90 ans après son inauguration, un nouveau monument est érigé dans le parc de Champagne à Reims.

Nous sommes ravis d’avoir effectué ce voyage avec les élèves de 3A, 3B et 3F, ce fût un moment très émouvant et très agréable.

Mesdames Quesnel, Gauthier, Spinneweber, Deguilhem et Monsieur Jean.